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Les espèces constituent un outil de résilience familiale et collective : l’Unaf partage l’analyse de la Banque Centrale Européenne

Au cours du mois de septembre 2025, la Banque centrale européenne (BCE) a publié un article de recherche intitulé « Keep calm and carry cash » dans lequel ses auteurs encouragent indirectement les Européens à toujours garder chez eux une petite somme d'argent liquide. Parce que les espèces constituent un outil de résilience familiale et collective, l'Unaf partage l'analyse de la Banque centrale européenne. Article à retrouver en ligne.

Au cours du mois de septembre 2025, la Banque centrale européenne (BCE) a publié un article de recherche intitulé « Keep calm and carry cash » dans lequel ses auteurs encouragent indirectement les Européens à toujours garder chez eux une petite somme d’argent liquide.

Les équipes de la BCE a analysé le recours aux espèces à l’occasion de quatre crises majeures : début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, crise de la dette souveraine en Grèce, blackout en Espagne en avril 2025 et pandémie du COVID-19. La monnaie fiduciaire (pièces et billets de banque) est apparue à ces occasions pour les citoyens européens comme une façon de faire face à la crise et de ne pas dépendre d’infrastructures défaillantes ou risquant de l’être. Les espèces apparaissent comme un « actif refuge » et comme un « moyen de paiement résilient ».

Parce que la monnaie fiduciaire s’avère être un outil de résilience individuelle, familiale et collective dans certains cas (blackout, cyberattaque ou dysfonctionnement d’un réseau bancaire, évènement climatique extrême, etc.), il est tout à fait conseillé de conserver une réserve d’espèces chez soi pour faire temporairement face à la crise. Plusieurs Etats membres portent déjà cette recommandation auprès de leurs concitoyens (Finlande, Pays-Bas, Autriche) ; ils préconisent de disposer d’une réserve de 70 € à 100 € par personne pour subvenir à ses besoins durant 72 heures. L’impossibilité de retirer de l’argent ou de payer par carte durant plusieurs heures pour les clients d’un grand groupe bancaire français en août 2025 est un exemple parfait de la fragilité potentielle des moyens de paiement digitaux.

L’analyse de la BCE démontre, encore une fois, la nécessité de continuer à faire vivre les espèces au côté de la monnaie scripturale. Alors que le chantier de l’Euro numérique est en cours, il convient de réaffirmer la nécessité d’abord de maintenir un accès aux espèces sur l’ensemble du territoire (enjeu de distribution des distributeurs automatiques de billets), et de maintenir l’obligation pour les commerçants d’accepter les paiements en espèces.

La monnaie fiduciaire est maintenant un moyen d’échange monétaire minoritaire (10% de la monnaie en circulation) mais elle porte des qualités uniques que la monnaie scripturale n’a pas : elle fonctionne hors réseau, elle est tangible et permet en plus à certaines familles de visualiser leurs dépenses et donc de bien gérer leur budget, et elle est un bon outil d’éducation financière pour les plus jeunes.

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